... J'ai tellement hâte de goûter au rythme de vie sénégalais!!!!!!!
La fin de session commence un peu à me peser: tout va si vite que je n'ai même pas eu le temps de faire mon sac!!! J'ai l'impression de crouler sous l'étude et les travaux à rendre (tout ça pour demain, veille du départ!!) Il me reste aussi des derniers achats, photocopies et paperasses à régler et il me semble parfois que 24h, dans une journée, c'est très peu finalement!
Je sais que je vais réussir à tout boucler, je ne sais juste pas exactement comment!
Selon ce que j'entends des gens qui ont déjà été au Sénégal, j'imagine que le contraste va être énorme à l'arrivée - et c'est TANT MIEUX! Je crois que je vais être en mesure d'apprécier à sa juste valeur la lenteur que l'on prête aux sénégalais.
Voilà, je retourne dans mes livres!
mercredi 28 avril 2010
dimanche 25 avril 2010
J-5
On m'a conseillé, malgré le tourbillon de fin de session intensive, de prendre le temps d'écrire quelques billets sur mon blog avant mon départ. Je tente donc le coup.
Au début de son cours, une de mes profs de cette session a attiré mon attention vers la présente réflexion lorsqu'elle avait cité la phrase suivante, en blague: " Où suis-je? Où vais-je? Dans quel état j'erre? - Pas l'étagère!"
Telle que je la comprends, cette phrase (tout aussi anodine qu'elle soit) m'a tout de même poussé à me poser une question importante en attendant mon départ imminent: "Dans quel état j'erre?" ou, comme je l'interprète, "Comment je me sens avant d'aller au Sénégal, en attendant le grand départ?"
Primo, disons que je n'ai pas trop le luxe "d'errer". Je dirais plutôt que je cours - et un peu partout en même temps, de surcroît, fin de session oblige! Je trouve au moins un avantage à toute cette folie (rappelons que je dois vivre une session déjà intensive en moins de 3 semaines à cause de la grève des chargés de cours): elle me permet de rester les deux pieds bien ancrés sur terre, de me tenir à une relative distance d'une anticipation démesurée du voyage à venir. À travers tout cela, mon principal objectif d'ici le départ est simplement de préserver ma santé, elle qui flanche souvent en fin de session lorsque le stress des études tombe soudainement; ma santé et mon sommeil, un SI précieux allié...
Pour terminer ce billet, disons que j'en suis maintenant à un point d'excitation assez élevé: j'ai hâte de mettre les pieds dans le sable de Thiès; je souhaite découvrir le milieu dans lequel je vais vivre durant 2 1/2 mois: famille, village, école, etc.; ne rien savoir est difficile!!! Je suis curieuse de voir comment je vais me débrouiller dans un contexte où la communication sera certainement une barrière (ne nous leurrons pas, mon Wolof est plus qu'embryonnaire...!) Je me croise les doigts pour tomber dans une famille où j'aurais ENFIN le petit frère dont j'ai toujours rêvé!!! héhé!
Voilà, en attendant, j'ai un travail de 7 pages à faire qui m'attend sagement...!
À bientôt!
V.
Note à Richard:
J'ai croisé, à travers une de mes lectures universitaires, une citation intéressante d'Inchauspé quant au rôle de passeur culturel que se doit d'adopter l'enseignant:
"Dans les lieux structurés de transmission, on ne se contente pas de transmettre, on dit d'où vient ce qu'on transmet, comment ce qu'on transmet s'est constitué dans le temps, pourquoi on transmet et comment ce qu'on transmet est actuel."
Je tâcherai de réfléchir à la signification de ces mots en contexte d'"enseignement interculturel" au Sénégal. Peut-être que je ne serais en mesure d'émettre des pensées à ce sujet qu'à mon retour, avec un certain recul? À suivre.
Au début de son cours, une de mes profs de cette session a attiré mon attention vers la présente réflexion lorsqu'elle avait cité la phrase suivante, en blague: " Où suis-je? Où vais-je? Dans quel état j'erre? - Pas l'étagère!"
Telle que je la comprends, cette phrase (tout aussi anodine qu'elle soit) m'a tout de même poussé à me poser une question importante en attendant mon départ imminent: "Dans quel état j'erre?" ou, comme je l'interprète, "Comment je me sens avant d'aller au Sénégal, en attendant le grand départ?"
Primo, disons que je n'ai pas trop le luxe "d'errer". Je dirais plutôt que je cours - et un peu partout en même temps, de surcroît, fin de session oblige! Je trouve au moins un avantage à toute cette folie (rappelons que je dois vivre une session déjà intensive en moins de 3 semaines à cause de la grève des chargés de cours): elle me permet de rester les deux pieds bien ancrés sur terre, de me tenir à une relative distance d'une anticipation démesurée du voyage à venir. À travers tout cela, mon principal objectif d'ici le départ est simplement de préserver ma santé, elle qui flanche souvent en fin de session lorsque le stress des études tombe soudainement; ma santé et mon sommeil, un SI précieux allié...
Pour terminer ce billet, disons que j'en suis maintenant à un point d'excitation assez élevé: j'ai hâte de mettre les pieds dans le sable de Thiès; je souhaite découvrir le milieu dans lequel je vais vivre durant 2 1/2 mois: famille, village, école, etc.; ne rien savoir est difficile!!! Je suis curieuse de voir comment je vais me débrouiller dans un contexte où la communication sera certainement une barrière (ne nous leurrons pas, mon Wolof est plus qu'embryonnaire...!) Je me croise les doigts pour tomber dans une famille où j'aurais ENFIN le petit frère dont j'ai toujours rêvé!!! héhé!
Voilà, en attendant, j'ai un travail de 7 pages à faire qui m'attend sagement...!
À bientôt!
V.
Note à Richard:
J'ai croisé, à travers une de mes lectures universitaires, une citation intéressante d'Inchauspé quant au rôle de passeur culturel que se doit d'adopter l'enseignant:
"Dans les lieux structurés de transmission, on ne se contente pas de transmettre, on dit d'où vient ce qu'on transmet, comment ce qu'on transmet s'est constitué dans le temps, pourquoi on transmet et comment ce qu'on transmet est actuel."
Je tâcherai de réfléchir à la signification de ces mots en contexte d'"enseignement interculturel" au Sénégal. Peut-être que je ne serais en mesure d'émettre des pensées à ce sujet qu'à mon retour, avec un certain recul? À suivre.
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